Les casinos belges ne sont pas non plus epargnés par la crise

La Belgique deviendrait-elle une impasse pour les casinos?

Les casinos tirent la sonnette d'alarme!

D'autres contraintes, facteurs aggravant la situation

Le web comme seul recours? Peut-être pas uniquement...

D'autres groupes cèderont-ils à la pression?

 

Les casinos sont au pied du mur, il leur faut trouver de nouvelles solutions pour se sortir de la crise. L'éxemple du  Grand Casinos Bruxelles, filiale du groupe autrichien CAI Games, offre depuis près de 2 ans ses services de divertissement en ligne avec le site internet win2day.be de sorte à elargir ses activités.

 

La Belgique deviendrait-elle une impasse pour les casinos?

Partouche qui détenait 4 des 9 casinos(en dur) en Belgique a dû prendre des mesures pour réduire sa dette en les cédant. Les établissements de Knokke, Dinant, Ostende et Chaudfontaine dont deux ont dû être cédés au flamant « Jurgen de Munck » (DR Gaming Technology). La cession de ces casinos fait partie du plan pour combattre les difficultés financières que rencontre la maison mère. Partouche donc qui songe à définitivement quitter le marché Belge, le laissant donc totalement aux mains d’actionnaires locaux.

Partouche a commencé à s’implanter en Belgique à partir de 1995 via l’acquisition du casino de Knokke. DRGT donc rachète certains des actifs de Partouche en Belgique.

 

"Les casinos tirent la sonnette d'alarme!"Alarme!

Ne faisant plus recette, les casinos de Belgique sont sans exception tous dans le rouge. Les actifs belges  du groupe Partouche ont perdu leur importance stratégique. Tous ces établissements sont déficitaires observe Emmanuel Mewissen (président de l’association des casinos belges). En 2012, les casinos accumulent une perte de 1.2 Millions d’euros.
2013 ne se révèle guère être une meilleure année, Mr Mewissen qui est aussi le copropriétaire du groupe Circus exploitant les casinos de Spa et de Namur demeure pessimiste.

 


D'autres contraintes, facteurs aggravant la situation

De plus, un second phénomène s’ajoute à la crise et à la forte concurrence des jeux et des paris en ligne. Les croupiers ont vu leur revenus diminuer dû au fait que les visiteurs soient devenus moins généreux et ne laissent de fait plus autant de pourboires qu’avant.Ces pourboires constituaient auparavant un pourcentage de la rémunération du croupier ce qui correspondait tout de même à 50% des recettes), justifiant ainsi d’un niveau élevé de taxes.
Depuis l’implication des charges salariales pour le coup élevées, mais aussi la double fiscalité puisque les casinos paient une redevance au niveau fédéral mais aussi régional, le système est devenu, selon les casinotiers, «intenable ». Ce sont 40% des recettes qui sont taxées par la région.
De plus le gouvernement belge s’apprête à augmenter le montant des contributions qui doit être reversé au régulateur CJH. L’an dernier, les 9 casinos de Belgiques  agréés ont versé à la commission une contribution annuelle de 19.035euros pour détenir la licence de jeu ainsi que 615 euros par machine à sous exploitées.

Sans oublier évidemment l’interdiction de fumer ainsi que la loi « anti-blanchiment d’argent » qui a fait perdre aux casinos les joueurs réguliers qui jouent dorénavant dans les casinos frontaliers.


Grand Casino Viage Bruxelles - CAI Games

Le web comme seul recours? Peut-être pas uniquement...

Depuis 2009, et ce malgré la fréquentation en baisse de 15% à 20%, le chiffre d’affaire des casinos demeuraient stables grâce aux revenus que gêneraient les machines à sous. Pour survivre, les établissements s’accordent avec des opérateurs en ligne tel que Bwin et Partouche par exemple dans le but de développer de nouveaux sites de casinos en ligne tels que Circus.be
Les casinos souhaiteraient obtenir un geste sous forme d’un allègement de la fiscalité ou une exonération de la législation antitabac de la part du gouvernement. D’autres pays ont revu leur taux de taxation à la baisse, certains ont de nouveau autorisé le tabagisme dans les casinos comme en Grèce ou encore en Suisse.

D'autres groupes cèderont-ils à la pression?

Apres Partouche qui a cédé une partie de ses actifs en Belgique, le groupe CAI, propriétaire du Grand casino Bruxelles, affichant 100 Millions d’euros de perte cèdera-t-il à son tour ?

Le casino étant dans la ligne de mire de la Commission des jeux de hasard en Belgique (CJH), ce dernier  se trouve sous le coup d’une sanction administrative. En cause, ses problèmes de solvabilité, entrainant ainsi la fermeture du site la nuit pendant 90 jours à compter du 1er mars. En mai 2013 CAI Austria qui détient la Licence d’exploitation pour le Grand casino transfert ses activités dans une autre entreprise qui n’est autre que CAI Belgium devenue exploitant officiel du casino de Bruxelles. Selon la CJH, cette opération viserait à contourner les lois sur les jeux de hasard. Le transfert d’une telle activité vers une autre entreprise ne peut se faire sans  que cette dernière ne détienne une  licence délivrée par la CJH.

A savoir aussi que le casino a été rénové il y a quelques temps, et que ce dernier reste toujours déficitaire bien que les couts de rénovation aient été importants

 

En conclusion, les régulations mises en place par les autorités et les successions de crise,   malgré les solutions trouvées par les casinotiers pour maintenir une certaine activité, ces derniers ont un regard porté sur l’avenir qui est des plus pessimistes à moins que le législateur n’assouplisse et allège la fiscalité des casinos.

12-Mar-2014, 00:01


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